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Fidèle à l´éclair et havran (2008) Deux solos , deux formes courtes sur cet être vertical et flottant à tous les vents qu’est l’épouvantail. Poète de la nuit des temps qui trône toujours à l’angle des champs, l’épouvantail ne s’explique pas : Un faux semblant, un croque mitaine, un ogre, un sceptre, un protestataire, un crucifix, un sens interdit, une tour, un sablier, des yeux en dedans en quête de paix intérieure…
« C’est à une toute autre suspension que se livre un remarquable danseur, Claudio Stellato. Dans un solo, Fidèle à l’éclair, chorégraphié par la Belge Karine Ponties, il parvient à prendre la forme d’un épouvantail. Contraint par son piquet, Stellato s’emmêle les guibolles et les bras. Comme poussé par un vent fort, il s’étire à outrance. Puis se libère et part gambader dans le jardin, chute et se relève. Le sang lui monte à la tête : joues gonflées, il semble prêt à exploser. Tout est joliment tourné, le solo est une performance. Pas sûr qu’il fasse fuir les volatiles, qui devraient plutôt se poser sur lui tant il est avenant. Cette pièce est la première d’une série (à suivre) créée sur le thème de l’épouvantail, ancestral, inquiétant et poétique » (Marie-Christine Vernay, Libération, 20 juin 2008).
Holeulone (2006) Une pièce pour deux danseurs et de l´encre animée. Holeulone est un étrange voyage, une création de la chorégraphe Karine Ponties et de l’artiste visuel Thierry Van Hasselt (collaboration artistique et film d’animation). Holeulone a reçu le prix du meilleur spectacle chorégraphique 2007 en Communauté française de Belgique.
« Les interprètes sont littéralement plongés dans le film d’animation réalisé par Thierry Van Hasselt : marée venant leur lécher les pieds, trou noir les entraînant vers les abysses, visages, silhouettes apparaissant puis se transformant aussitôt. L’osmose avec la chorégraphie est totale » (Jean-Marie Wynants, Le Soir).
Phébus et Borée (2006)
Pièce jeune public. Une commande d´Annie Sellem et la Petite fabrique, inspirée par l´une des Fables de La Fontaine.
Règle de jeu : avec deux danseurs, créer des pièces courtes, aux esthétiques multiples allant du hip-hop au classique déhanché. Chaque pièce, d´une durée de quinze à vingt minutes, isolée ou associée à deux ou trois autres, peut se jouer dehors, dans le kiosque à musique d´un jardin public, dans un préau d´école... et dans les théâtres. Le programmateur fait son "programme à la carte"
Choix de la fable : Phébus et Borée
Mi non sabir (2004)
Pièce pour quatre danseurs créée dans le cadre de Transe Danse Europe.
Une solitude interrompue. L’intrusion fortuite d’une autre couleur, d’une autre humeur, d’un autre homme. L’inévitable danger de s’estomper, de se laisser toucher ou de rester immaculé. Quatre solitudes se confrontent, s’effleurent sans jamais se rencontrer au risque de n’être que le passager fugitif de la vie de l’autre.
« 45 délicieuses minutes...un travail construit avec rigueur qui possède une cohérence folle et une lumière magnifique » (Marie Baudet, La Libre Belgique).
À venir
Humus vertebra (2009) Une fable hallucinée pour trois interprètes sur cet être vertical et flottant à tous les vents qu’est l’épouvantail. Un projet qui est la déconstruction et la rencontre des personnages créés précédemment sur le même thème dans les solos Fidèle à l’éclair et havran. Extraits de leur contexte initial, ils se glissent dans une seconde peau, catapultés ensemble dans cette pièce. Karine Ponties emmène les spectacteurs aux bords des abysses d’un rêve beau et dérangeant à la fois. Un univers où se croise une fois encore des disciplines a priori inconciliables et qu’elle fait se rencontrer pourtant. Cette fois-ci, sa grammaire et son imaginaire insolites composent finement et intimement avec l’univers graphique du dessinateur italien Stefano Ricci (scénographie et film d’animation). | |