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Le Service de la Musique classique et contemporaine

L’un des six secteurs dépendant du Service général des Arts de la Scène, le Service de la Musique classique a pour missions de promouvoir, favoriser et développer la circulation des ensembles musicaux professionnels et la création musicale contemporaine en Communauté française.
Ces missions comportent notamment :

  • par l’octroi de subventions aux institutions musicales et lyriques majeures, aux orchestres, ensembles et interprètes musicaux, aux festivals lyriques et musicaux, aux organisateurs de concerts, aux centres de musique électroacoustique, aux productions discographiques ;
  • par l’octroi de bourses aux compositeurs de musique contemporaine ;
  • par la réalisation de disques compacts thématiques en collaboration avec Wallonie-Bruxelles Musiques.

Le Budget de la Musique classique et contemporaine

Le budget initial global du Service s’élève, pour 2010, à 28 944 000 euros, dont 22 566 000 euros vont aux deux institutions majeures : l’Opéra royal de Wallonie et l’Orchestre philharmonique de Liège. Les 31 autres opérateurs conventionnés (contrats-programmes et conventions) se répartissent un budget de 5 864 000 euros, tandis que les aides ponctuelles et les aides récurrentes (hors conventions) représentent plus de 500 000 euros.

Vous pouvez consulter ici le budget 2010 des arts de la scène.

Le Décret des Arts de la Scène

Le 10 avril 2003, le Parlement de la Communauté française adoptait un décret- relatif à la reconnaissance et au subventionnement du secteur professionnel des Arts de la Scène. Ce décret régit l’ensemble des domaines concernés (théâtre, musique et opéra, danse, arts du cirque et arts forains) et instaure quatre types de subventions :

  • les bourses d’aide à la création et à la formation continuée ;
  • les aides ponctuelles (aides à la création) ;
  • les conventions de deux ou quatre ans ;
  • les contrats-programmes de cinq ans.

Il instaure également un ensemble de conseils consultatifs dans chacun des domaines.

L’instance d’avis dans le domaine de la Musique contemporaine

Le 28 mars 1990, à l’initiative du Ministre-Président de la Communauté française, Monsieur Valmy Féaux, naissait la Commission consultative de la Composition musicale, rebaptisée plus tard « Commission consultative de la Musique contemporaine ». Jusqu´au mois d´octobre 2007, les membres de la Commission étaient : Mmes Denise Nélis et Thérèse Preutens ; MM. Patrick Davin (Président), Jean-Paul Dessy, Jean-Luc Fafchamps, François Fontaine, Harry Halbreich, Jacques Leduc (Vice-Président), Philippe Perreaux, Albert Wastiaux et Paul-Henri Wauters.

Après l’entrée en vigueur définitive du décret des Arts de la Scène du 10 avril 2003, elle sera fondue dans le Conseil de la Musique classique et contemporaine.
Aujourd´hui, c´est le Conseil de la Musique Contemporaine qui a compétence d’avis sur tout ce qui touche à la musique contemporaine professionnelle. Ainsi, il est habilité à donner des avis sur la création musicale des cinquante dernières années, et notamment :

  • les bourses d’aide à la composition
  • les aides à la production discographique
  • les subventions aux ensembles et interprètes
  • les subventions aux festivals et aux manifestations
  • les subventions aux associations de promotion, de recherche et de formation en matière de musique contemporaine.

Le Conseil se réunit régulièrement et au moins quatre fois par an. Il adresse ses avis et remarques au Ministre, qui statue.
Les membres actuels sont Mmes Annette Vande Gorne, Marie-Isabelle Collart, Bérénice Gillot ; MM Pierre Bartholomée, Hao-Fu Zhang, Todor Todoroff, Jean-Philippe Collard-Neven, Luc Gérard, Claude Janssens, Thierry Chleide, Jean-Paul Dessy.

Une politique contractuelle pour les organismes musicaux

Le mode d’intervention financière des pouvoirs publics en faveur des associations culturelles et des groupes artistiques a évolué progressivement vers un système contractuel : né au début des années 1980 dans le secteur théâtral, ce système s’est ensuite étendu à l’ensemble des arts de la scène.
Le contrat passé entre le Ministère de la Communauté française et l’opérateur culturel garantit à ce dernier une subvention déterminée s’étendant sur plusieurs années. En échange, l’opérateur s’engage à exécuter entièrement le cahier de charges résultant des négociations entre les parties.
Le décret du 10 avril 2003 distingue deux sortes de contrats :

la convention, signée pour une durée de deux ou quatre ans (il faut justifier d´une activité professionnelle régulière au cours des trois années précédentes pour pouvoir solliciter une convention) ;
le contrat-programme, signé pour une durée cinq ans (il faut avoir au moins bénéficié d´une convention au cours des trois années précédentes pour pouvoir solliciter un contrat-programme).

Le cahier des charges prévoit un volume d’activités à effectuer : nombre de créations, de prestations, de productions. Celui du contrat-programme prévoit en outre un volume d’emploi minimum à assurer, dont une proportion consacrée spécifiquement à l’emploi artistique. L’opérateur est enfin tenu d’assurer son équilibre financier, compte tenu de ses ressources publiques.
Un opérateur qui bénéficie d’un contrat-programme de cinq ans ne peut solliciter aucune aide ponctuelle complémentaire.
Les arrêtés d’application du décret, en cours d’adoption, prévoient les modalités pratiques de dépôt et de traitement des demandes, ainsi que les procédures d’évaluation des contrats arrivés à leur terme.

 
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